Actualité Européenne

Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 06:42
Samedi 17 octobre, entre 1 et 1.5 million de personnes ont manifesté dans les rues de Madrid contre le projet de libéralisation de l'avortement proposé par Gouvernement socialiste de José-Luis Zapatero.


Ce projet vise à rendre l'avortement légal en Espagne.

Pour le moment, l'avortement est strictement encadré. Seul l'avortement pratiqué en cas de "viol " ou de "détresse psychique de la mère" est autorisé.
Avec le projet de J.L. Zapatero, l'avortement sera totalement légalisé. Toutes les femmes espagnoles auront la liberté d'avorter (jusqu'à la 24ème semaine de grossesse). Ce serait un grand progrès.

Mais, c'est sans compter sur les Catholiques et les conservateurs du Parti Populaire (droite espagnole) qui sont farouchement opposés à ce que les femmes puissent disposer librement de leur corps.

Espérons que les Socialistes espagnols tiennent bon et arrivent à faire passer cette grande mesure qui aidera de nombreuses femmes.

Courage José-Luis !
Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 13:50
Le 30 août 2009 se sont tenues les élections régionales dans le Land allemand de Sarre, une petite région frontalière avec la France. Il a fallu attendre le 11 octobre pour connaître la composition du nouveau Gouvernement de Sarre.

Les précédentes élections régionales ont eu lieu en 2004. La CDU (droite allemande) en fut la grande gagnante. Elle avait  effectivement réalisé un score excellent : 47.5% des voix. Cela lui asurait la majorité absolue au Conseil régional de Sarre puisqu'elle obtenait 27 sièges sur les 51 qui composent ce Conseil. Le SPD (Sociaux-démocrates) avait recueilli 30.6% des voix (soit 18 sièges), les Verts 5.6% (soit 3 sièges) et le FDP (droite libérale) 5.2% (soit 3 sièges).

En 2009, les équilibres politiques se sont grandement modifiés.
La CDU a essuyé un gros revers. Obtenant seulement 34.5%, la CDU a perdu 13% de voix par rapport à 2004 et ainsi elle a perdu la majorité absolue. Elle n'a plus que 19 sièges au Conseil régional de Sarre.
Le SPD est aussi en recul. Il a perdu 6% et n'obtient que 13 sièges au Conseil.
En revanche, le parti d'extrême-gauche Die Linke, les Verts et le FDP sont les grands vainqueurs du scrutin (comme cela a été le cas lors des élections législatives au niveau national du 27 septembre dernier).
Die Linke obtient 21.3% des voix et donc 11 sièges. C'est à la fois une victoire et une défaite  pour ce parti : il s'agit certes du meilleur score de Die Linke en ex-Allemagne de l'Ouest, mais Die Linke n'a pas réussi à dépasser le SPD, son grand rival. C'est une déception pour Oscar Lafontaine, chef de file de la liste Die Linke en Sarre, et aussi chef de Die Linke sur le plan national.
Quant à lui, le FDP a presque doublé son score par rapport à 2004. Le FDP recueille 9.2% des suffrages et obtient 2 sièges supplémentaires (soit 5 en tout) au Conseil.
Enfin, les Verts enregistrent une légère progression en terme de voix (+0.3%) mais conserve le même nombre de sièges. Leurs 3 sièges vont  être au centre de toutes les convoitises.

En effet, pour pouvoir gouverner, un parti doit occuper au moins 26 sièges au Conseil de Sarre.  Mais, aucun parti n'ayant à lui seul 26 sièges, une coalition doit être formée.

Une coalition "noire-jaune" entre la CDU et le FDP est impossible : elle ne pourrait compter que sur 24 sièges.
Une coalition "rouge-verte" entre le SPD et les Verts est impossible : elle n'aurait que 16 sièges. Et celle entre le SPD et Die Linke est impensable puisqu'elle ne disposerait que de 24 sièges.
Restent deux possibilités : une coalition " rouge-rouge-verte" entre le SPD, Die Linke et les Verts (qui aurait 27 sièges) ou une coalition dite "Jamaïque"  entre la CDU, le FDP et les Verts (qui aurait 27 sièges aussi).


Origine du nom "coalition Jamaïque" : dans le système politique allemand, la couleur noire est associée à la CDU, le jaune au FDP et le vert aux Verts : ces 3 couleurs sont celles du drapeau de la Jamaïque.


Les Verts jouent donc les arbitres.


Le 11 octobre 2009, les délégués au Congrès des Verts de Sarre se sont prononcés très fortement pour une alliance avec la CDU et le FDP.

Près de 80% (117 sur 150) des délégués ont exprimé leur volonté de ne pas s'allier avec Die Linke, un parti en qui "on ne peut pas avoir confiance" et vecteur d' "instabilité". Selon eux, dans l'hypothèse de la formation d'une coalition "rouge-rouge-verte", Lafontaine serait devenu un "Premier Ministre bis" aux côtés du leader du SPD de Sarre Heiko Maas. Les délégués ont  donc préféré jouer la carte de la stabilité en s'alliant avec la droite et  en mettant sur pied une coalition dite "Jamaïque" en Sarre. C'est la première fois qu'une telle coalition voit le jour en Allemagne.

Il a donc fallu six semaines pour former le nouveau Gouvernement de Sarre. L'actuel Premier Ministre de Sarre, Peter Müller (CDU) est sur le point d'être reconduit dans ses fonctions. Mais, il devra cette fois-ci composer avec le FDP et les Verts - ce qui ne sera pas de tout repos.

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 12:36
Le 27 septembre 2009 se sont tenues les élections législatives allemandes. Lors de ces élections, le SPD a réalisé sont plus mauvais score depuis la création de la République Fédérale d'Allemagne. Et pire : après onze ans passés au pouvoir, il redevient un parti d'opposition.



Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 05:40

2ème Projet : le TGV LYON - BUDAPEST

La réalisation de cette ligne ferroviaire à gande vitesse entre Lyon et Budapest est le projet le plus coûteux de tous les projets ferroviaires européens : pas moins de 60 milliards d'euros seront nécessaires pour relier la France à la Hongrie.


Cette ligne, longue de 1688 km, desservira la ville française de Lyon, les villes italiennes de Turin, Milan et Venise, la capitale slovène, Ljubljana, ainsi que la capitale hongroise, Budapest.

L'Europe occidentale sera donc reliée directement avec les pays d'Europe de l'Est.

Pour le moment, cette ligne, qui devrait être en service d'ici 2025, n'est réalisée qu'à 15%. Le point de friction se situe sur le tronçon entre Lyon et Turin et notamment au niveau du tunnel principal entre France et Italie, long de 57km.
Il a en effet fallu 8 ans pour que les Italiens et les Français se mettent d'accord sur la répartition des financements pour perçer ce tunnel (1996-2004) et également pour qu'ils écoutent les revendications légitimes des écologistes quant à la préservation de certains espaces naturels. Aujourd'hui, les opérations sont engagées. Près de 700 millions d'euros ont déjà été dépensés mais seulement  2 km ont été creusés...


Cette ligne apportera de grands changements.

Sur le plan économique, le commerce de l'Europe du Nord-Ouest (Amsterdam) et du Sud-Ouest (Lisbonne)  vers l'Est sera grandement facilité. Et, via cette ligne, à l'horizon 2030, 50% du fret sera assuré par le rail (contre 20% aujourd'hui). De plus, 4 millions de voyageurs par an emprunteront cette ligne (contre 1,5 actuellement).
Ecologiquement, au niveau des Alpes franco-italiennes, le percement du tunnel induira une baisse de 425 tonnes par jour des quantités de Co2 émises dans cette région.

Ce projet pourrait donc se résumer en quelques mots : lier les hommes tout en préservant la nature.


Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 05:18

Le groupe pétrolier français Total a récemment pris la décision de licencier pas moins de 900 ouvriers sur son site de Lindsey (Royaume-Uni).

La raison ? Ces 900 ouvriers ont fait grève !
Oui, vous ne rêvez pas, c'est parce que ces 900 ouvriers ont fait grève pendant 10 jours (pour protester contre le licenciement abusif de 51 de leurs camarades) qu'ils ont été licenciés par Total.


Inadmissible.

En France, cela serait impossible car le droit de grève est reconnu à tous les ouvriers comme un droit sacré et inaliénable (même si certain(e)s voudraient le mettre aux oubliettes...).
Mais, de l'autre côté de la Manche, les ouvriers ne peuvent pas faire grève s'ils ne sont pas appuyés par un grand syndicat qui dépose un préavis. Exit donc les grèves impromptues. C'est l'effet direct des lois anti-grèves voulues par Thatcher et le couple Blair/Brown.

Devant le tollé que ces licenciements ont provoqué, Total a proposé aux ouvriers de repostuler d'ici le 22 juin pour qu'ils puissent de nouveau travailler à Lindsey.
Toutefois, il faut rester vigilant et émettre deux injonctions (une à l'attention de Total et l'autre à celle du Gouvernement britannique) :

1) Total doit  respecter le droit de grève,  réintégrer IMMEDIATEMENT les 951 ouvriers que cette compagnie a mis sur le carreau et arrêter à l'avenir de faire du chantage à l'emploi via ces lois anti-grèves.

2) Quant au Gouvernement Brown, il doit faire en sorte que le droit de grève soit garanti pour tous les salariés, qu'ils soient soutenus par un grand syndicat ou pas.


Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 05:50

Le Conseil européen (organe de l'Union Européenne qui regroupe les 27 chefs d'Etat et de Gouvernement), réuni les 18 et 19 juin à Bruxelles, a décidé, à l'unanimité, la reconduction de Barroso à la tête de la Commission Européenne.


Toutefois, la ré-élection de Barroso n'est pas assurée puisque le Parlement européen a également son mot à dire. D'ailleurs, voici ce que le journaliste britannique David Cronin (du Guardian) donne à penser aux Eurodéputés :


"Les spéculations sur l'avenir de José Manuel Barroso devraient aller bon train maintenant qu'il s'est officiellement déclaré candidat à sa propre succession pour la présidence de la Commission européenne. L'intéressé a souligné que le renouvellement de son mandat était soumis à l'approbation des gouvernements et des députés européens, mais je serais surpris que ses ambitions suscitent une grande opposition. Et c'est bien dommage.

Ses partisans laissent entendre qu'il jouit d'une sorte de mandat naturel au prétexte qu'il est membre d'un parti de centre-droit et que c'est ce camp qui a emporté une majorité de sièges lors des dernières élections. Pourtant, le nom de Barroso ne figurait sur aucun des bulletins de vote proposés aux électeurs des vingt-sept pays membres. Et, à ma connaissance, aucun candidat n'a fait campagne en disant qu'il fallait voter pour lui afin de faire réélire Barroso à la présidence de la Commission.

Loin de faire l'unanimité auprès des électeurs, Barroso a été très sévèrement critiqué chaque fois que les citoyens européens ont eu l'occasion de se prononcer sur sa politique. Après le rejet par la France et les Pays-Bas du projet de constitution européenne qu'il défendait, Barroso a manigancé avec les chefs d'Etat et de gouvernement afin de le présenter à nouveau sous la forme du traité de Lisbonne. Il y a tout juste un an, celui-ci a été rejeté par l'Irlande, le seul pays ayant soumis son approbation à un référendum populaire. Mais Barroso refuse d'accepter le "non" irlandais et réclame la tenue d'un second vote.


Ne serait-ce qu'à cause de son mépris des pratiques démocratiques, Barroso mériterait d'être chassé sans autre forme de procès. A l'heure où les difficultés économiques et écologiques mondiales exigent abnégation et créativité, Barroso s'est entouré des représentants d'une orthodoxie discréditée et d'une rapacité incalculable. Pour l'aider à sortir de la crise financière, il a fait appel à Callum McCarthy, ancien président de la Financial Services Authority [autorité chargée de réguler les services financiers au Royaume-Uni], lequel qualifiait de "réaction irrationnelle" les appels lancés en 2007 pour un contrôle plus étroit des marchés financiers. Pour lutter contre le réchauffement climatique, Barroso a recruté Peter Sutherland, dont la société, British Petroleum, figurait en 2005 parmi les dix entreprises les plus mal notées dans le monde en matière de protection de l'environnement.


Barroso n'a jamais cessé de faire passer les profits des entreprises avant le bien commun. Non content d'essayer d'ouvrir à la concurrence la fourniture de certains biens et services essentiels, Barroso a aussi intrigué avec Peter Mandelson afin d'obliger les pays pauvres à accepter des accords commerciaux désastreux pour leur économie. Il a également défendu la production d'organismes génétiquement modifiés et a tenté de faire autoriser sur le marché des milliers de produits chimiques sans tests sanitaires préalables.



Il y a cinq ans, Barroso a dû renoncer à faire nommer Rocco Buttiglione au poste de commissaire européen à la Justice devant le tollé des députés européens, indignés par l'homophobie de ce dernier. Barroso s'était alors engagé à accorder une attention particulière au respect des droits fondamentaux des citoyens. Pourtant la Commission n'a cessé de tergiverser pour l'adoption de nouvelles lois anti-discrimination. Sa politique en matière d'immigration et de droit d'asile s'inspire de la droite radicale et soutient l'emprisonnement jusqu'à 18 mois des demandeurs d'asile ayant vu leur requête rejetée.


Par ailleurs, Barroso n'a toujours pas fourni d'explication satisfaisante sur la participation du Portugal au programme d'emprisonnement et de torture de la CIA (pudiquement baptisé "programme de reddition extraordinaire") à l'époque où il était Premier ministre. Les militants pacifistes, en outre, ne lui pardonneront jamais d'avoir organisé le sommet des Açores en 2003, au cours duquel George W. Bush et Tony Blair ont mis la touche finale à leur plan d'invasion illégale de l'Irak qui a mis le pays à feu et à sang.



Les députés européens nouvellement élus à Strasbourg ont fait d'innombrables promesses sur leur détermination à défendre les intérêts des citoyens.
S'ils pensaient vraiment ce qu'ils disaient, ils devraient maintenant relever Barroso de ses fonctions."

 

(traduit par le site presseurop.eu) 

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 06:48

1er Projet : le TGV BERLIN - PALERME


Parmi les deux grands projets ferrovaires qui sont en passe d'être réalisés en Europe dans les vingt prochaines années, il y a celui de la création de la ligne à grande vitesse entre Berlin (Allemagne) et Palerme (Sicile, Italie).
Ainsi, d'ici 2024, il existera une ligne qui reliera directement le Nord de l'Allemagne avec le Sud de l'Italie, et, plus largement, le Nord et le Sud de l'Europe.

Cette ligne, d'une longueur de 2520 km, desservira les villes allemandes de Berlin, Leipzig et Munich ainsi que les villes italiennes de Milan, Bologne, Florence, Rome, Naples et Palerme son terminus ! Elle traversera donc trois pays : l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie.

Berlin ne sera plus qu' à 2h00 de Munich, 5h30 de Rome et à 10h30 de Palerme !

Pour le moment, ce projet n'est réalisé qu'à 40% et connaît un problème de taille au niveau de la frontière entre l'Autriche et l'Italie.
En effet, entre ces deux pays doit être perçé un tunnel : le tunnel du Brenner qui fera 56 km de long. Mais, l'Autriche et l'Italie peinent à trouver un accord pour financer la construction de ce tunnel alpin étant donné que le développement de cette ligne n'est pas la principale priorité de l'Italie et que l'Autriche a peur que cet investissement soit peu rentable dans l'avenir.

 

 Quoiqu'il en soit, il est certain que cette ligne TGV entre l'Allemagne et l'Italie deviendra réalité dans la première moitié du XXIème siècle. Ce sera une vraie révolution en terme de communication entre le Nord et le Sud de l'Europe !

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 17:36

La Commission européenne en collaboration avec l'hebdomadaire français Courrier International, a récemment ouvert un nouveau site :

http://www.presseurop.eu/fr



Ce site vous permet de consulter des articles (préalablement traduits en langue française) qui sont parus dans l'ensemble de la presse européenne. Vous pouvez ainsi savoir ce qui se passe dans la vie politique, économique, scientifique et culturelle de chacun des pays situés en Europe.

La construction d'une société européenne est en marche !

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 06:56

Professeur à Sciences Po, Olivier Duhamel est un  grand spécialiste du droit constitutionnel et du fonctionnement de la Vème République. Il a été Député européen socialiste de 1994 à 2004. Du lundi au vendredi, à 8h30, il anime une chronique sur France Culture (Vichy : 98.4 FM).


Chronique retranscrite du mardi 19 mai 2009 :

Les jeunes sont attachés à l'Union européenne. Très attachés. Plus que leurs aînés. Les jeunes ne sont pas intéressés par les élections européennes. Vraiment pas intéressés. Moins que leurs aînés.

La grande enquête européenne commentée dans Le Figaro d'hier par D. Reynié, professeur à Sciences Po, directeur de la Fondation pour l'Innovation politique, confirme et souligne ce paradoxe apparent.
65 % des jeunes Européens, âgés de 18 à 24 ans, considèrent que, dans le contexte de la mondialisation, l'Union européenne est une chance pour leur pays et non une menace. Cet européisme est certes majoritaire quel que soit l'âge, mais à un niveau moins considérable. Et 58 % des mêmes jeunes Européens disent se désintéresser des élections européennes, alors qu'ils ne sont que 53 % dans l'ensemble des personnes interrogées. Autrement dit, la césure est massive, partagée par tous. L'euroscepticisme reste marginal, l'attachement à l'Union européenne bien ancré. Mais l'euroabsentéisme reste prédominant, le désintérêt pour les élections européennes croissant. Et les jeunes ne font qu'exacerber cet écartèlement. Leurs réponses à d'autres questions permettent de mieux le comprendre.

Certes, le désintérêt pour les élections européennes n'est pour part qu'une facette du désinvestissement à l'égard de la politique. Mais il existe bien une spécificité de l'euroabsentéisme, un facteur aggravant en quelque sorte. Parce que ni les partis ni l'Union européenne n'offrent aux jeunes ce qu'ils attendent.
Pas les partis
: les jeunes voudraient des candidats ayant des compétences européennes, des députés européens qui se consacrent exclusivement à leurs fonctions. On leur montre des ministres en déshérence, des candidats souhaitant devenir commissaires, des permanents de partis cherchant à avoir ou garder une place, des leaders dont le but premier consiste à affaiblir celui qui est en charge dans leur pays.
Pas l'Union européenne : ils voudraient qu'elle se consacre d'abord à l'éducation et à la formation, elle n'y intervient que de façon marginale. Et juste après l'éducation, ils attendent de l'Europe qu'elle stimule la croissance, s'occupe des affaires sociales et de l'emploi. Elle ne s'y consacre qu'indirectement ou très partiellement. Ils voteraient pour des candidats s'engageant en faveur d'une augmentation des dépenses publiques au niveau européen. Bien peu le font. Ici encore, les jeunes expriment fortement ce que l'ensemble des Européens ressent. R. Dehousse et N. Monceau montrent, dans "Que fait l'Europe", qui vient de paraître aux Presses de Sciences Po, le décalage entre l'offre et la demande, entre les priorités législatives de l'Union et les attentes des citoyens européens.


Autrement dit, la contradiction n'est qu'apparente entre l'attachement à l'Europe et le détachement des élections européennes. Les électeurs attendent autre chose des partis englués dans leurs disputes nationales et de l'Union trop éloignée de leurs préoccupations.

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 07:23
Le SPD (Parti Social-Démocrate allemand) a récemment dévoilé son programme pour les élections législatives (pour nommer le nouveau Chancelier allemand) de septembre 2009.


Frank-Walter Steinmeier, le candidat du SPD au poste de Chancelier et actuel Vice-Chancelier allemand (droite et gauche gouvernent ensemble en Allemagne dans le cadre d'une "Grande Coalition" ) a présenté les grandes orientations du SPD.
Le programme est assez simple à résumer. Il consiste en une baisse d'impôts pour les bas revenus et une hausse pour les plus hauts revenus. Il pose aussi la nécessité de faire un impôt sur les transactions boursières. De plus, l'Etat doit jouer le premier rôle pour résorber les effets de la crise et pour financer l'éducation et la culture. Enfin, le SPD se prononce pour une coalition avec les Verts comme cela était le cas sous Gerhard Schröder.

F-W. Steinmeier et A. Merkel

Deux problèmes de taille
sont cependant à bien prendre en considération :

1) A la lumière des derniers sondages (qui certes peuvent changer d'ici septembre mais qui sont assez nets pour relever une tendance profonde), le SPD recueillerait seulement 24% des suffrages contre 35% pour la CDU (parti d'Angela Merkel, droite). Les Verts, eux, sont crédités de 11%. Ainsi, une coalition "rouge-verte" (entre le SPD et les Verts) ne pourrait être envisagée puisque cette coalition est minoritaire (seulement 35%). Si on lui ajoutait Die Linke (extrême-gauche - 10% des intentions de vote), chose peu probable puisque ce Parti tient à son indépendance vis à vis du SPD, cela ne ferait que 45% ! Le SPD part donc largement perdant dans ces élections.

2) Il y a pourtant une solution qui pourrait lui permettre d'arriver au pouvoir : le soutien du FDP. Ce parti est un parti libéral de centre-droit qui est crédité de 16% des voix. Donc, si le FDP s'intègre à la coalition "rouge-verte", la coalition SPD-FDP-Verts (coalition dite du "feu de circulation") aurait 51% des suffrages et donc la majorité absolue au Bundestag.
Mais, ce scénario est en pratique peu probable.
Le FDP a déjà annoncé que toute alliance était exclue avec le SPD si ce dernier maintient son programme. Il est donc presque certain que le FDP fera alliance avec la CDU et donc lui assurera la victoire (51%).
Angela Merkel (CDU) sera sans doute reconduite dans ses fonctions de Chancelière de la République fédérale d'Allemagne.
Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 07:07
Samedi 25 avril, une évènement politique de première importance s'est produit en Islande.

Les électeurs islandais ont en effet largement plébiscité les formations de gauche pour diriger le pays lors d'élections législatives anticipées. lls ont ainsi approuvé la nomination de la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir qui est Premier Ministre depuis le début du mois de février, suite à la démission du Premier Ministre conservateur Gair Haarde, en janvier,  accusé de ne pas avoir mis assez de moyens en oeuvre pour pallier aux effets de la crise économique qui touche très durement l'Islande. (voir article sur le sujet)


Ces élections sont un nouvel échec pour la droite. Le Parti de l'Indépendance (droite) a non seulement été battu mais ce à plat de couture vu qu'il est tombé sous la barre des 20%. C'est un revers de taille pour la droite islandaise qui a dirigé le pays jusqu'en janvier dernier et ce pendant plusieurs décennies.
Une coalition de gauche est donc désormais au pouvoir en Islande avec comme Premier Ministre Johanna Sigurdardottir qui est non seulement la première femme à occuper ce poste mais également la première Chef de Gouvernement au monde à être homosexuelle (du moins officiellement).

Cette coalition est composée par les Sociaux-Démocrates et les Verts. A eux deux, ces partis ont la majorité absolue à l'Assemblée Nationale islandaise (34 sièges sur 63). Il demeure toutefois un point de désaccord entre les Sociaux-démocrates et les Verts. Les Sociaux- Démocrates sont pour l'adhésion à l'UE et à l'Euro tandis que les Verts y sont opposés. Selon eux, cela serait mauvais pour la pêche en Islande.
La question devrait être tranchée par référendum dans les mois à venir.

L'Islande deviendra-t-elle le 28ème membre de l'UE ? Affaire à suivre.

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 07:15
Les Socialistes européens ont choisi la Ville rose pour lancer la campagne des Européennes dans les 27 Etats-Membres de l'Union Européenne. De nombreux leaders de partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe ainsi que les têtes de liste dans chaque pays se sont rassemblés devant une assemblée de 1600 militants pour "donner une nouvelle direction à l'Europe".
Martine Aubry, Première Secrétaire du PS, est intervenue :


Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 07:19

Article paru sur LibéOrléans.fr


Les associations antifascistes tourangelles, regroupées au sein du Collectif antifasciste 37, s'émeuvent de la tenue d'un concert, le 18 avril prochain, dans les environs de Tours. Et pour cause. L'affiche glanée sur des forums Internet annonce clairement la couleur. «Il s'agit d'un concert du Rac, ou rock anticommuniste. Ce sont des skinheads néonazis», explique un militant. «Depuis quelques temps, à Tours, cette mouvance se montre: attaque d'un squat politique, plusieurs agressions physiques sur des personnes isolées, bombages avec croix celtiques et autres signes nazis...».

 


Toujours en quête du lieu de ce concert qui pourrait réunir «200 à 300 personnes provenant de plusieurs pays européens», et ce, à deux jours du 120ème anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, les militants antifascistes insistent sur le contexte local: «Nous sommes nombreux à avoir croisé, en centre ville, des skins ultra-lookés, avec drapeau français et croix celtiques bien visibles, et beaucoup parmi nous ont eu droit à des insultes ou menaces verbales».

En France, le Rac possède une antenne confidentielle baptisée Rif (rock identitaire français) qui regroupent la fine fleur des acteurs culturels nationalistes. Sur fond de discours racistes, populistes et d'orgue Bontempi.


Mourad Guichard

Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 07:05
Elle était inconnue il y a encore de cela vingt jours. Elle est aujourd'hui la nouvelle idole du Parti Démocrate italien. Elle ? Mais voyons, il s'agit de la cinglante et enthousiasmante Debora Serracchiani !

Debora Serrachiani

Le 21 mars dernier, un Conseil National du Parti Démocrate s'est tenu à Rome. A cette occasion, Debora Serracchiani, la jeune secrétaire du PD dans la ville d'Udine (Frioul), a tenu un discours que les Italiens et surtout les militants du PD ne sont pas prêts d'oublier. Il est certain que ce discours fera date.

Danton, en son temps, avait lancé la célèbre formule qui orne aujourd'hui sa statue Place de l'Odéon à Paris : "de l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace!" Il ne fait aucun doute que cette formule s'applique à Debora Serracchiani qui n'a pas hésité, durant les douze minutes de son discours, à critiquer le manque d'autorité du Secrétaire Général du PD, Dario Franceschini, et à remettre à leur place les caciques du Parti. Elle a également appelé son Parti à adopter des lignes claires et  plus à gauche, et les militants à respecter les décisions majoritaires. Son discours a fait preuve d'une très grande cohérence et a été salué par la grande majorité des membres du PD. Est-elle la femme providentielle qui va redonner au Parti Démocrate sa vigueur et son dynamisme ; vigueur et dynamisme qu'il a perdus depuis bientôt un an suite à sa défaite aux Législatives face à Berlusconi ?

L'avenir nous le dira, mais une chose est d'ores et déjà sûre : Debora Serracchiani va jouer un rôle de toute première importance dans la refondation de ce parti. Il n'y a qu'à en juger par la décision qu'a prise la direction du PD. Dario Franceschini a  tellement été impressionné par l'aplomb de cette avocate âgée de 38 ans qu'il a décidé de lui proposer la tête de liste du PD pour les élections Européennes en Italie. Ce qu'elle a accepté après avoir consulté les militants d'Udine car "c'est comme cela que l'on doit faire de la politique, en consultant la base."
Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne - Communauté : PSE/Elections européennes 2009
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 07:08
Le Parlement belge vient d'adopter par 95 oui, 18 non et 7 abstentions un texte demandant au Gouvernement belge de condamner les propos inacceptables tenus par le Pape lors de son voyage en Afrique sur l'utilisation des préservatifs et de protester officiellement auprès du Saint-Siège. Jusqu'alors, la Ministre de la Santé avait été la seule membre du Gouvernement belge à s'indigner publiquement des propos du Pape.


Seuls les partis d'extrême droite (Vlaams Belang et la Nouvelle Alliance flammande) ont voté contre ce texte. Quant à eux, les démocrate-chrétiens ont obtenu que les propos du Pape soient qualifiés d' "innacceptables" et non de "dangereux et d'irresponsables" comme le prévoyait le texte initial.

Le Député libéral Henri Ducarme, l'auteur de cette résolution, a insisté sur le fait qu' "il ne revient pas au Pape de remettre en cause des politiques de santé publique qui font l'unanimité et sauvent tous les jours des vies." Il a également souligné que la Belgique  est le "premier pays à protester par voie officielle" contre les déclarations du Pape.

Le Vatican n'a pas tardé à réagir et s'est dit "stupéfait" par l'adoption de ce texte.
Cela n'empêchera cependant pas le Premier Ministre belge, Herman van Rompuy, de protester offciellement. Il a  effectivement affirmé qu'il allait donner une "suite appropriée" à cette décision du Parlement.
Par JS03 Europe - Publié dans : Actualité Européenne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés